Les consultants en intercontrat se voient régulièrement proposer des missions plus ou moins éloignées de leur domicile et de leurs compétences. Jusque-là, rien de plus normal que de retrouver une mission aux intercontrats.
Certaines propositions demandent si l’opportunité présentée les intéressent et ce qu’ils en pensent. Or sous cette forme de politesse invitant le consultant à indiquer sa préférence, se masque en fait une absence de choix, et la recherche d’une faute.
En effet, si le consultant indique que ce projet ne lui plait pas, il a de forte chance qu’on le lui reproche, et probablement qu’on le licencie.
Que l’on licencie un salarié qui ne veut pas travailler, cela peut s’entendre. Mais que l’on fasse croire qu’il ait le choix de sa mission, pour ensuite lui reprocher n’est pas entendable.
Il vaudrait mieux indiquer clairement :
- soit que le salarié ne peut émettre qu’une préférence et que le manager décidera d’envoyer le dossier de compétences s’il le juge utile,
- soit que le refus du salarié peut-être une cause de licenciement pour l’éclairer sur les conséquences de ses choix.
Mais le fait de faire croire au salarié qu’il peut librement exprimer ses préférences sans l’informer en même temps des risques des conséquences de ses décisions, s’approche d’une fourberie sur laquelle la CFTC alerte les consultants.
Notre conseil est clair : ne refusez pas les missions qui vous sont proposées. Mais si celles-ci sont trop éloignées de vos compétences, de votre domicile, ou pose un quelconque problème, prenez contact avec un élu CFTC via notre site http://cftc-rd.fr pour vous aider à gérer la situation.